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La Flavescence Dorée aujourd'hui et demain

Journée scientifique et technique
organisée conjointement par l'INRA et l'ISVV


Lundi 26 mai 2014
Amphithéâtre de l'ISVV, 210 chemin de Leysotte - Villenave d'Ornon


Un fort impact agronomique

La flavescence dorée est une maladie de quarantaine particulièrement contagieuse et incurable chez la vigne. Elle se caractérise par un jaunissement des feuilles et un dépérissement du raisin. On la trouve dans la plupart des zones de production viticole du sud de l'Europe, où elle peut occasionner de fortes pertes de récolte et compromettre la pérennité des vignobles. Aujourd’hui, plus de la moitié de la superficie du vignoble français est en zone de lutte obligatoire.

Un agent pathogène particulier 

Comme d’autres jaunisses végétales, la flavescence dorée est causée par des phytoplasmes, petites bactéries sans paroi de la classe des Mollicutes. Ce sont des parasites intracellulaires obligatoires se reproduisant dans le phloème des plantes et dans des insectes piqueurs-suceurs qui s’en nourrissent. Le principal vecteur des phytoplasmes de la flavescence dorée est la cicadelle Scaphoideus titanus . En prélevant du phloème contaminé et en allant se nourrir sur un autre pied, cet insecte propage la maladie dans le vignoble, de manière analogue à la propagation de la malaria chez l’homme par les moustiques anophèles. La transmission à longue distance est par contre essentiellement due au transport par l’homme de matériel végétal contaminé pour la plantation.

La recherche est nécessaire pour trouver des traitements

Les moyens de lutte actuels reposent sur l’arrachage des ceps atteints, la prophylaxie de l’état sanitaire des plants de pépinière, et les traitements insecticides contre le vecteur. Ces traitements sont obligatoires, polluants, coûteux, et contrecarrent la démarche de réduction de pesticides de la filière viticole. Ces plans de lutte obligatoire posent en outre d’énormes problèmes aux viticulteurs engagés en Agriculture Biologique ou en processus de conversion vers celle-ci. Proposer des méthodes qui vont permettre de mieux gérer la lutte actuelle et développer des solutions de lutte alternatives plus économes en insecticides est donc indispensable à court terme. Ceci nécessite une meilleure connaissance du pathogène, du vecteur et des mécanismes qui gouvernent les interactions entre le phytoplasme, la cicadelle et la vigne.

-> Dossier complet sur inra.fr

Cette journée scientifique et technique, ouverte aux professionnels, chercheurs et étudiants, propose de faire le point sur l'état des connaissances actuelles et d'envisager l'avenir à travers différentes voies de recherche.